mercredi 26 février 2014

& Location


Il y a quelques jours, j'ai lu, je ne sais plus où:

"Loue coquet F1 tout équipé, sous les combles dans résidence de caractère en bois; bâtiment solide, poutres apparentes, revêtement muraux variables; calme, jardin privatif, belle exposition, vue dégagée; confort maximum; voisinage agréable; proximité zone de bouleau; libre de suite. "
  

Depuis presque un an, à quelques mètres de ma fenêtre, il est là!
Je n'ai pas fait attention l'an dernier aux allées et venues des architectes, aux arrivages des matériaux, aux différentes équipes de construction... Il faut dire que je ne passe pas mes journées à épier mes voisins... Ce n'est donc qu'en automne dernier que je l'ai remarqué. J'ignore qui en seront les prochains occupants saisonniers. Est-ce le propriétaire qui viendra l'habiter durant la belle saison? Je ne saurais dire mais je vous tiendrai au courant dès que j'aurais des indices...

En haut d'un beau bouleau au tronc tout blanc, chaque matin, je le vois: emmitouflé dans une froide écharpe de brume, éclairé par la lumière rose de l'aurore, réchauffé par le pâle soleil de l'hiver, argenté sous la clarté de la lune... le nid !
Il a résisté aux vents d'automne, à la chute des feuilles, à la pluie, à la grêle, aux quelques flocons de neige qui n'ont même pas blanchi les allées de mon jardin. Le printemps arrive et il est toujours là!
Bientôt, il sera protégé des regards indiscrets par les petites feuilles dansantes du bouleau mais je tâcherai de savoir le nom de mes nouveaux voisins...

Ah, si! Je me souviens maintenant où j'ai lu cette petite annonce! C'était dans "GAZETTE & GAZOUILLIS "...

 

samedi 22 février 2014

& Le livre vert

Œuvre de Su Blackwell - Jardin secret

♦♦♦
Il était assez moche le vieux bouquin! Enfin, moche, plus très beau, quoi!

Il avait été beau un jour, assurément, mais ça, c'était avant! 
Il y a longtemps, dans la pâle lueur d'un matin d'hiver, au milieu des odeurs de cuir et de colle, de papier et d'encre, de ficelle et de carton, on l'avait relié puis habillé, non pas d'une peau de chagrin (il n'était pas un triste livre!) mais d'une élégante toile d'un joli vert mordoré. Pour finir, on avait illuminé sa couvrure par le nom de l'auteur et le titre au fer à dorer.

C'est vrai qu'il était beau!

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Hélas, la toile avait jauni et le bord des pages, mille et mille fois feuilletées, avait un peu bruni (sans être Carla quand même!) depuis qu'on l'avait remisé au grenier, dans un carton, avec d'autres vieux pots et potes d'étagère dont certains étaient couleur vert-de-gris!

Mais par un bel après-midi d'avril, le carton fané fut ouvert!
Le livre tout vert mais fermé fut de nouveau dans la lumière, dans le fragile rai de lumière douce et poussiéreuse que lançait l’œil-de-bœuf du grenier.

♦♦♦

Après de nombreux et chaotiques déplacements en caisse à porteurs, de mornes heures vides et sombres, longues comme de vilains jours sans vélin, le livre vert se retrouva enfin dans une grande caisse verte, Quai Voltaire, éclairé par le soleil d'été, sous le ciel de Paris.

Longtemps, hélas, il resta là, las...

♦♦♦

Septembre ou peut-être octobre. Un dimanche. Elle s'arrête devant la grosse boîte verte du vieux bouquiniste. De ses mains douces mais déterminées, elle choisit le petit volume vert, feuillette délicatement le vieil ouvrage, observe certaines pages, sourit en caressant une illustration, referme le livre avec émotion, tend quelques pièces jaunes au vieux camelot et, le visage toujours éclairé d’un discret sourire, elle emporte le vieux livre vert qui n'est plus vraiment vert d'ailleurs mais un peu vermoulu...

♦♦♦

De l’autre côté de la Manche, at the tea-time, sous la lumière forte, aiguë, acérée d'une lampe d'atelier, commence la gracieuse sarabande des doigts de la fée du papier.

A côté d'une tasse de thé vert, les pages du vieux livre sont mesurées, incisées, triturées, découpées, creusées, percées, roulées, collées, badigeonnées, colorées, dentelées, courbées, redressées, élevées...

♦♦♦

Comme par magie, l'un après l'autre, des arbres en feuilles aux branches sans feuilles, des arbres à mots, des poémiers d'automne, poussent sur les pages ouvertes du vieux livre vert.

Et sortant d'outre-page, éclairée par une luciole, une fillette d'un autre âge s'apprête à descendre du livre pour ouvrir sans bruit la petite porte secrète de son rêve de papier!

♦♦♦






Publié dans le défi du samedi






mercredi 19 février 2014

& Bloblotte et trémolos

Un jour, je dirai sans doute à mon petit-fils : « Enfile voir le fil dans cette aiguille, mon chéri… J’ai un peu trop la bloblote maintenant ! »
Mais pour l'instant, ça va! En dehors de la saison des Fragaria, je ne sucre pas les fraises...

Par contre, depuis toujours, j'aime les trembles et les tremblants...

Le Populus tremula qu'on surnomme aussi « trémolin », « trémol » ou « trémou » s'appelle ainsi parce qu'il frissonne et trémule au moindre souffle d'air. Oui, oui, nous, nous nous trémoussons et le tremble trémule (quoique certains humains trémulent aussi quand ils ont la trouille!). 
Les longs pétioles de ses feuilles permettent à tout son feuillage de danser et de bruire sous le plus léger courant d'air... Et c'est joli, joli !

Voir ici
Par contre, quoi qu'ils fassent avec le tremble, pas question pour le menuisier ou l'ébéniste d'avoir la bloblote... 

Et les tremblants, ça ne vous dit rien? Mais si, je suis sûre! Regardez...
Vous, vous l'appelez peut-être Brize (mais non, pas le désodorisant!), Amourette, Brize tremblante, Tremblotte. Eh bien moi, quand j'étais petite, je faisais des bouquets de tremblants... 
Elle est belle, n'est-ce pas, cette poétique graminée ? De la famille des Poacées, ses tout petits épis en forme de cœur sont suspendus à de fines attaches et dansent au gré du vent dans les prairies.
Quel maître-danseur, ce vent !

Et dans ce Pays-Haut où j'habite, quand je veux prendre l'autoroute, je passe devant le monument commémoratif d'une bataille qui s'est tenue en août 1914 sur un lieu-dit appelé le Tremblois. A quelques centaines de mètres, La Trembloisière offre des chambres d'hôtes...


Oh! Qu' Ille-et-Vilaine cette Epamine! Elle ne parle même pas de la commune de Tremblay!

samedi 15 février 2014

& Comme dans le Doubs!




Les produits de chacune des forces par leur distance à l'axe étant égaux, il est possible de démultiplier une force en jouant sur sa distance à l'axe.

Quoi qu'est-ce ?  Vous avez 1 minute! .........
Vous avez trouvé ? Bravo ! Non ? Pas grave!
Je vais vous expliquer.

Dans cette commune de Franche-Comté, les habitants ne comptent plus leurs efforts... parce qu'ils n'en font pas... Pire, ils n'en ont jamais fourni aucun car tout, dans cette commune, est fait pour leur simplifier la vie et ce, depuis la nuit des temps. Dès que l'idée fut, l’effort disparut...

Les autres humains, c'est-à-dire vous, moi, tous ceux qui n'habitent pas dans cette bourgade du Doubs, usent de ce système mais dans de justes proportions : on coupe, on casse, on épile, on brouette, on bêche, on décapsule, on soulève, on grute*, on désopercule, on freine, on arrache, on pèse, on écrase, on presse, on chadoufe*, on débouche... on fait plein de trucs, quoi, en mélangeant charge ou résistance, pivot, longueur de bras et force!

Mais les Levitiens, eux, abusent de ce dispositif ! Ils ont:
  • des routes à Levier
  • une école à Levier
  • deux pensionnats libres à Levier
  • une fromagerie à Levier...
 
Nous, on utilise des classeurs à levier, des leviers de vitesse, des effets de levier, des leviers financiers et à la rigueur, quand on ne peut vraiment pas faire autrement, un pied-de-biche. Mais eux, les Levitiens, ils ont:
  • des tornades à Levier
  • des grêlons à Levier
  • une forêt à Levier
  • des sapins à Levier
  • et même un président à Levier!

Quelle belle invention que le levier, quand même!


(♥ un petit bonjour amical aux Levitiens qui passeraient par là en vitesse mais sans levier et à tous les Francs-Comtois dont un en particulier!)

*J'ai le droit d'inventer des mots, c'est MON blog!

mercredi 12 février 2014

& "De Craquant Pimouss Boogie Woogie Arwoir"!

Ne cherchez aucune signification logique au titre de ce billet, il n'y en a pas...

C'est juste que Laurent, ici présent, a eu la sympathique idée d'accrocher une médaille autour du cou de mon blog: "The Cracking Chrispmouse Bloggywog Award" et je l'ai interprétée à ma manière!  C'est une sorte de distinction que nous attribue un blogueur qui apprécie notre univers virtuel. Merci à Laurent!

En cette période de J.O., une médaille, ça ne se refuse pas, n'est-ce pas?  Mais à l'inverse des athlètes de Sotchi qui peuvent la garder et en faire ce que bon leur semble, quand on est "tagué" sur le net, il est de bon ton (mais ce n'est pas obligé!) de faire passer le message. Et c'est là que ça coince...

Il m'est très difficile de choisir, parmi les très nombreux blogs que j'affectionne, ceux à qui je pourrais décerner une médaille... D'autant plus difficile que je ne connais leurs compétences ni en bobsleigh, ni en patinage de vitesse ni en saut à ski et pas même en curling, vous savez ce sport où les athlètes essayent de créer de l'électricité statique ou de faire jaillir une étincelle en frottant comme des malades la surface de la glace...

Donc, je ne taguerai personne mais je laisse libre choix à ceux qui le souhaitent de suivre la recette suivante: 

1) Afficher le logo du Prix sur votre Blog. Si vous souhaitez le voir, visitez la page de Laurent. Personnellement, pour rester dans l'air du temps, je déroge à la règle et j'affiche cela:










2) Faire un lien vers la personne qui vous a nominée. C'est fait!

3) Dire 7 choses à propos de vous.
  •  Je suis Yconnaise de naissance (non, non, ce n'est pas un gros mot) mais citoyenne du monde;
  • D'après mon adorable fille, j'ai 39 ans mais ça va faire 14 ans que ça dure... Impossible de lui faire comprendre que tous les ans, ça change!
  • J'aimerais m'appeler Victorine (non, non, pas Léopoldine!) Hugo pour écrire "L'art d'être grand-mère";
  • Tous les matins, quand je me lève, j'ouvre ma fenêtre, je regarde l'horizon et je dis "Bonjour tout le monde!" (C'est pas une blague!) puis je vais prendre mon petit déjeuner...
  • J'aime énormément les histoires du passé, l'Histoire, les vieux papiers, les vieilles pierres mais j'adore les technologies nouvelles;
  • Un jour, si je peux, j'aimerais rencontrer THE gugusse qui a inventé l'écriture: c'était pas la moitié d'un andouille celui-là et on ne sait même pas comment il s'appelle! Ttsss!
  •  Ce blog, vos blogs, mes doux délires, vos visites et vos commentaires, nos moments et nos mots partagés : j'aime beaucoup!

4) Nominer 15 (plus ou moins) autres blogueurs, blogueuses, pour recevoir ce Prix avec le lien de leurs Blogs.  Libre à vous!

5) Informer ces blogueurs et blogueuses de leur nomination ainsi que les règles. N'oubliez pas de vous informer personnellement! ;)


dimanche 9 février 2014

& L'homme aux yeux d'or

Je peux parler sans fin des lumières de l'aurore,
De ces couleurs du monde qui enchantent ma vie.
Je peux dire l'hiver quand la nature s'endort
et les belles nuits d'été quand Dame Lune luit.

En mille mots peindre notre planète bleue,
Faire chanter les fontaines où boivent les hirondelles, 
Accrocher des étoiles au doux ciel lumineux,
 Inventer des histoires pailletées d'étincelles. 

Mais je ne vous parlerai pas de lui
Il ne se raconte pas
Il est venu vers moi sans bruit
Un soir où je ne m'y attendais pas

Sur le long chemin de la vie
Ses pas sont à côté de mes pas
 Et quand je suis loin de lui
Mon cœur lui parle tout bas
 
Je peux parler sans fin des lumières de l'aurore,
De ces couleurs du monde qui enchantent ma vie.
Mais je ne vous parlerai pas de cet homme aux yeux d'or
Dont les mains façonnent le monde et font chanter ma vie.



Peintures de Janick Lederlé
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