Il fait encore nuit.
Le silence règne sur l'immense espace blanc de neige.
La lune couvre toute chose de sa délicate lueur bleutée.
Et, tout à coup, l'ombre surgit!
Un cliquetis métallique rompt le silence hivernal et on entend tourner deux fois une clé dans la lourde serrure...
L'ombre s'est glissée furtivement dans un des recoins du vaste bâtiment et, de nouveau, le silence...
Au bout d'un long moment, l'ombre réapparaît et avance vers la forêt en laissant derrière elle la trace de ses pas dans la neige immaculée. Peu à peu, les pas disparaissent pour laisser la place à de larges taches sombres qui s'étendent de plus en plus pour n'en faire qu'une seule...
Brusquement, l'ombre change de direction et poursuit son manège mystérieux en se dirigeant vers l'autre extrémité du bâtiment... La silhouette énigmatique, avec un rythme régulier, plonge sa main dans une lourde besace puis trace un large cercle avec son bras tout en marchant...
Lorsqu'elle arrive près du bâtiment, elle s'y engouffre. On entend de nouveau les deux tours de clé puis plus rien.
Hihihi!
En ce lundi, l'ombre mystérieuse n'était rien d'autre que votre Ep' qui, en bonne dirlo d'école élémentaire, est allée, dès potron-minet, jeter du sel dans la cour pour faire deux petits chemins dans la neige gelée...
Ici, maintenant, ailleurs, autrefois, partout & toujours... J'aime regarder, me souvenir, écouter, sentir, découvrir, apprendre, comprendre, partager... Je sais que des "trucs" tristes & moches se produisent ailleurs, alors pour vous faire sourire un instant ou plusieurs, je vous ouvre avec plaisir mon carnet de p'tits bonheurs & de coups de cœur.
mercredi 1 février 2012
samedi 28 janvier 2012
& Le pot de terre et le petit garçon
Dans une rue montante, sinueuse, encombrée,
Écrasée de soleil en ce mois de juillet,
Un enfant, âgé de huit ans
Marchait solitaire sur le trottoir brûlant.
Dans sa poche tintaient ses petites économies
Qu'il vérifiait de sa menotte jolie,
Mais son visage grave et concentré
Retenait l'attention des passants qu'il croisait
Et qui faisaient un grand cas de son sort.
Le jeune enfant s'arrêta à l'ombre d'un store
Puis glissa tout de bon ses deux mains dans ses poches.
Il se plaça face à la porte toute proche
Et entra soudain dans la petite boutique.
Femmes, hommes, seniors, dans un effet comique,
Les uns après les autres sortaient, joyeux, blasés,
Et rejoignaient bien vite leur véhicule surchauffé.
Puis ce fut à son tour
Et je regardais sans détour...
De l'enfant, on ne voyait plus rien que ses jambes-allumettes
Car tout le haut du corps était une plante verte!
Dans un énorme pot magnifique et pesant,
Avait pris racine un grand arum élégant
Et le petit homme, songeant au sourire de sa mère,
Embrassait la terre cuite et souffrait mille misères.
Parfois, les enfants ont les yeux plus gros que le ventre
Mais je sais qu'ils ont aussi le coeur plus gros que leurs bras...
Dans sa poche tintaient ses petites économies
Qu'il vérifiait de sa menotte jolie,
Mais son visage grave et concentré
Retenait l'attention des passants qu'il croisait
Et qui faisaient un grand cas de son sort.
Le jeune enfant s'arrêta à l'ombre d'un store
Puis glissa tout de bon ses deux mains dans ses poches.
Il se plaça face à la porte toute proche
Et entra soudain dans la petite boutique.
Femmes, hommes, seniors, dans un effet comique,
Les uns après les autres sortaient, joyeux, blasés,
Et rejoignaient bien vite leur véhicule surchauffé.
Puis ce fut à son tour
Et je regardais sans détour...
De l'enfant, on ne voyait plus rien que ses jambes-allumettes
Car tout le haut du corps était une plante verte!
Dans un énorme pot magnifique et pesant,
Avait pris racine un grand arum élégant
Et le petit homme, songeant au sourire de sa mère,
Embrassait la terre cuite et souffrait mille misères.
Parfois, les enfants ont les yeux plus gros que le ventre
Mais je sais qu'ils ont aussi le coeur plus gros que leurs bras...
Photo Epamin' : Poterie artisanale en Crête
mercredi 25 janvier 2012
& Soeur Anne, ne vois-tu rien venir?
D'abord...
Le Jacques (vous savez, celui qui loge près du pont), le Nicolas l'Ancien (le père de Nicolas le Jeune), la Ririte du Jean qu'est mort, le Claude avec sa Mangeon et leur fille, la Marie, tous s'en reviennent vers la ferme car l'angélus a sonné.
Le Jacques (vous savez, celui qui loge près du pont), le Nicolas l'Ancien (le père de Nicolas le Jeune), la Ririte du Jean qu'est mort, le Claude avec sa Mangeon et leur fille, la Marie, tous s'en reviennent vers la ferme car l'angélus a sonné.
Ils ont travaillé dur toute la journée dans les champs du maître.
A leurs sabots, marqués par le temps et les rudes labeurs, la terre ramollie par la pluie s'est collée et alourdit leurs pas.
Jour après jour, dans tout le pays, ces "petites gens" qu'on appelle avec mépris les gueux, s'occupent de leurs troupeaux... Après avoir regardé la couleur du ciel, ils bêchent, sèment, fauchent, coupent, lient, ramassent, récoltent, fanent, moissonnent, foulent, apprivoisent cette terre qu'ils aiment, qui les nourrit mais qui les tue. Par leur travail, ils nourrissent un peu les leurs, mais surtout, tous les autres...
A part le dimanche, jour du Seigneur où l'on prie pour que le ciel soit clément et où ce serait pêcher que de travailler, leur vie n'est qu'efforts, travail, peine et ce, en toutes saisons.
Et tout ça pour si peu!
En cette période d'Ancien Régime, le sort en est jeté dès l'instant de la naissance (oui, je sais, c'est encore comme ça aujourd'hui, mais parfois, on peut faire changer les choses!!!) et selon la chambre où l'on pousse son premier cri, on sait déjà à quel endroit on rendra son dernier soupir... et personne ne pourra modifier cette ancestrale répartition des rôles...
Ensuite...
Aujourd'hui, les choses ont évolué et c'est bien. Même si, hélas, la Révolution de 1789 n'a pas profité à ceux qui l'ont faite (vaste sujet!), nous vivons désormais dans une république (enfin je crois car c'est encore écrit RF ici et là!).
Aujourd'hui, les choses ont évolué et c'est bien. Même si, hélas, la Révolution de 1789 n'a pas profité à ceux qui l'ont faite (vaste sujet!), nous vivons désormais dans une république (enfin je crois car c'est encore écrit RF ici et là!).
Aussi, puisque nous avons l'immense chance de pouvoir choisir celui ou celle qui va être le président de notre république, il ne faut pas laisser passer l'occasion.
Le problème, (enfin en ce qui concerne la quinquagénaire que je suis) c'est que ce que j'entends et ce que je vois "all day long*" ne correspond nullement à l'idée que je me fais d'une campagne présidentielle propre, honnête, respectueuse des uns et des autres et "politiquement correcte".
Ce que l'on essaye de me faire croire comme ce que je comprends entre les lignes altère la confiance, le respect et l'enthousiasme que je devrais avoir au moment de choisir le destin de mon pays.
Durant des siècles, nos ancêtres devaient subir sans mot dire ce que les puissants du royaume décidaient, souvent aux dépens des plus humbles.
Aujourd'hui, nous avons l'immense chance de pouvoir donner notre avis selon les lois de notre démocratie mais sommes-nous les seuls, nous les "petites gens" à respecter cette démocratie?
Anne, ta petite sœur Marianne est bien en péril...
Aussi, sœur Anne, ne vois-tu personne venir?
A part le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie, n'y a-t-il personne sur le chemin de l’Élysée qui pourrait éclairer le regard de Marianne et la faire sourire un peu ?
Sœur Anne, ne vois-tu vraiment personne qui saurait mettre de belles couleurs à ses joues de plus en plus pâles et lui redonner l'espoir de jours meilleurs pour tous?
Dès que tu as du nouveau, fais moi un signe!
Mais ne t'inquiète pas car, même si tu ne vois personne de nouveau entrer en lice, je voterai !
* all day long signifie toute la journée (en anglais)
dimanche 22 janvier 2012
& Zézette épouse X
Alphabet : chapitre 24
Coucou, me revoilou!
Malgré le titre évocateur, mon billet ne sera ni ordurier, ni en dessous de la ceinture, ni paranormal, ni zézayant pas plus qu'administratif.
Mais je pourrais remplir des pages

Je
XX*
*Pour les non initiés, XX veut dire "bisous" dans la culture anglophone.
Coucou, me revoilou!
Plus de deux mois d'absence, ça suffit, non? Alors je reviens vers vous, n'en déplaise à la vie et à ses imprévisibles tournants!...
Malgré le titre évocateur, mon billet ne sera ni ordurier, ni en dessous de la ceinture, ni paranormal, ni zézayant pas plus qu'administratif.
Par contre, si j'avais les connaissances adéquates, je vous parlerais avec enthousiasme:
- de Malcolm X - bien que l'on connaisse plus aujourd'hui le jeune Malcolm de la série télévisée éponyme;
- de rayons X mais c'est plutôt Maria Salomea Skłodowska herb Dołęga qui en connaissait un rayon là-dessus;
- de chromosomes X - et pourtant, j'en possède deux depuis 50 ans et aucun Y;
- d’enfants nés sous X (Qui a eu l'idée d'une expression aussi stupide?)
- de XboX (comme j'ai déjà eu beaucoup de mal avec la Game Boy de ma fille, j'attends de voir ce qu'utilisera mon petit-fils...)
- de XFiles (Je préférais "Aux frontières du possible" avec Pierre Vaneck qu'on regardait le samedi soir en famille!)
- de Xmen (Pas besoin d'aller au cinéma : M. Ep' a les mêmes rouflaquettes que Wolverine!!)
Mais je pourrais remplir des pages
- sur le -x, marque du pluriel,
- sur les 10 points que rapporte le X au scrabble,
- sur la génération X dont je fais partie,
- sur le petit x et de son super pote y, inconnues si célèbres,
- sur le mois de Xbre et sur les décorations traditionnelles de Xmas,
- sur Louis XIV ou sur son petit-fils Louis XV ou sur son petit-fils Louis XVI,
- sur la taille de vêtements XXL,
- sur tout ce qui est Xordinaire et Xtout,
- sur les M. X et les Mme Y qu'on croise tous les jours dans la rue,
- sur l'affreux malfaiteur, bandit, voleur, brigand, malotru... X contre lequel tout le monde porte plainte.

Je
vous
présente
juste
mes
meilleurs
vœuX
pour
2012.
XX*
*Pour les non initiés, XX veut dire "bisous" dans la culture anglophone.
vendredi 4 novembre 2011
& Petit-Beurre
J'aimais déjà beaucoup les "touyous" (♫ ♪ un p'tit beurre, des touyous ♪♫), mais désormais, je les adore...
Quel bonheur d'être la mamie d'un si mignon petit cœur de beurre!...
Notre petit-beurre a tout pour plaire!
Son rire clair croustille comme un petit biscuit croquant croqué.
Son sourire éclatant de fraîcheur est fondant.
Blond comme les blés, sa jolie petite tête illumine la maison, le jardin et même la forêt d'automne...
Sa frimousse délicieuse de petit enfant nous donne envie de manger de bisous ses joues lisses comme des pommes et de lui grignoter ses oreilles...
Et puis il ouvre son minuscule paquet de trois petits-beurre...
Et là, avant de croquer méticuleusement les quatre coins de son petit gâteau, il tend un biscuit à Papy et un biscuit à Mamie...
J'en connais deux qui, en ces instants inoubliables, furent encore plus heureux que Jean-Romain Lefèvre et Pauline-Isabelle Utile devant la réussite de leur petit Louis...
Quel bonheur d'être la mamie d'un si mignon petit cœur de beurre!...
mardi 1 novembre 2011
& Crise en thème
Titre facile, opportun, de bon aloi, mais... à vous de voir!
En cette presque fin des "vacances patates" (Autrefois, en cette période de Toussaint, les paysans ayant besoin de bras pour l'indispensable récolte des pommes de terre, les enfants manquaient souvent l'école d'où l'instauration des vacances de Toussaint), me voici de nouveau parmi vous (chic, chic!)...
J'en ai marre de la crise, pas vous? En fait, ce n'est pas vraiment elle qui m'énerve, mais c'est ce qu'on nous en dit... On nous en parle sans cesse, à tort et à travers, matin, midi ET soir, on l'amplifie, on la triture, on la décortique, on l'autopsie, on la compare, on l'exporte, on l'importe, on l'évalue et on lui impute la totalité de nos misères (Il est presque certain que les premiers flocons de neige seront liés à la crise...vous verrez!).
Alors, aujourd'hui, en ce 1er novembre, jour joyeux de Toussaint (voui, voui, c'est la fête de tous les Saints!) où le chrysanthème est roi et où le Grec est dans tous les médias, amusons-nous un peu avec Ste Κρίσις et parlons d'elle autrement. (Comme je ne suis pas douée en version grecque, je parlerai de la crise en thème...).
Alors, aujourd'hui, en ce 1er novembre, jour joyeux de Toussaint (voui, voui, c'est la fête de tous les Saints!) où le chrysanthème est roi et où le Grec est dans tous les médias, amusons-nous un peu avec Ste Κρίσις et parlons d'elle autrement. (Comme je ne suis pas douée en version grecque, je parlerai de la crise en thème...).
Ah, si seulement, demain, suite aux évènements d'aujourd'hui, nous pouvions lire, en une de tous nos journaux Le nouveau Leucanthemopsis grec et si pour évoquer les problèmes au sein d'un gouvernement, on parlait d'un Nipponanthemum politique...
Et que diriez-vous d'un
Coleostephus social ou d'un autre Tripleurospermum économique ?
De même, adieu à la crise d'asthme et à la crise de nerfs et bonjour à l'Heteranthemis asthmatiforme et à l'Argyranthemum nerveux...
Finie la crise d'adolescence et bienvenue au Mauranthemum des jeunes ...
Plus de crise du logement mais juste un petit Glebionis pour trouver un appartement et aucune crise de l'énergie mais un simple Xylanthemum du carburant!
Avouez qu'entendre parler de la crise serait moins pénible si l'on utilisait le langage des fleurs...
dimanche 2 octobre 2011
& Vox populi
Malgré le contexte et malgré mon titre, il ne sera question ni de voix, ni de suffrages ni d'élections dans ce billet mais seulement d'une voix, de sa voix.
Cette voix est dans ma vie depuis ma plus tendre enfance. Même déguisée, transformée, triturée, elle m'apporte, à chaque fois que je l'entends, une espèce de douceur et aussitôt que je la reconnais, j'esquisse un petit sourire de connivence...avec moi-même!
Cette voix qui nous transporte, depuis de très nombreuses années, dans des mondes aussi différents que surprenants, nous entraîne dans des aventures extraordinaires et inoubliables et fait partie de notre mémoire collective.
Et pourtant, on ne voit guère, pour ne pas dire jamais, celui qui nous offre sa voix avec tant de générosité et de talent...
Mais si je vous dis: la souris Roquefort dans "les Aristochats", Astérix, Kermit la grenouille, Alf, Mickey Mouse, Winnie l'ourson, Porcinet et Coco Lapin, Benny Hill, le droïde C3-PO dans "Star Wars", Jiminy Cricket, Pongo dans "Les 101 Dalmatiens", l’illustre détective Hercule Poirot, Woody Woopecker, Maestro (le sage barbu dans "Il était une fois l'Homme"), Kaa dans "Le livre de la Jungle", le chat de Chester dans "Alice au Pays des Merveilles", quelques personnages des dessins animés Hannah Barbera, le Commissaire Guerchard dans "Arsène Lupin" et tant d'autres, vous aurez compris à qui je rends un respectueux hommage dans mon billet, n'est-ce pas?
Non?!
A Monsieur Roger Carel, bien sûr!
Artiste de grand talent, discret et irremplaçable, on sent dans toutes les voix de Roger Carel, qu'elles soient puériles, décalées, extra-terrestres ou matures, une immense humanité et un humour incroyable et grâce à ce grand monsieur, toutes ces histoires commencent désormais par "Il était une voix"...
Merci, merci, Monsieur CAREL, pour tout ce que vous donnez à tous ces personnages qu'on aime tant et si vous passez par ici, sachez que, votre grand âge aidant, vous êtes, sans aucun doute, l'idole de millions d'enfants de 7 à 77 ans...
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