dimanche 3 janvier 2016

& Il nous donnait la pêche

Quand il était chanteur, il disait que Marianne était jolie... C'est grâce à lui que j'ai compris l'histoire de cette belle dame !

Quand il était chanteur, il allait chez Laurette... L'amitié mise en mots !

Quand il était chanteur, sa famille habitait dans le Loir et Cher. En plus, c'est vrai ! Il a offert aux gens des campagnes, si chers à mon cœur,  une place d'honneur.

Quand il était chanteur, il a mis les points sur les i du mot "hippie" et de l'île de Wight avant le mythique festival de Woodstock, n'en déplaise aux conformistes.

Quand il était chanteur, il a divorcé. Avec sa poésie des mots, il a posé un doux baume sur les séparations.

Quand il était chanteur, était-il chasseur ? Qu'importe ! Il a si bien chanté l'aube, les marais, les chiens fidèles, le vol des oiseaux que ses paroles glissent comme les pinceaux du peintre sur la toile.

Quand il était chanteur, il a joliment dit la vie, l'amour, la joie, la peine, l'amitié, la mort, toujours avec délicatesse et pudeur, en vrai chanteur de charme qu'il était.

Quand il était chanteur, il a enchanté mon enfance...
Avec Sœurette et mes parents, nous avons parcouru des kilomètres en entonnant ses chansons dans notre petite voiture.
Avec Sœurette et mes parents, nous avons savouré les tartines du dimanche matin tandis que tournoyait "Pour un flirt" sur le tourne-disque.
Avec Sœurette et mes parents, aujourd'hui, nous sommes un peu tristes : un des artistes de notre histoire familiale s'en est allé.

C'est qu'il nous donnait la pêche, Michel Delpech !

Au revoir Monsieur, et merci... 
Poursuivez paisiblement la suite de votre chemin... ailleurs !







samedi 2 janvier 2016

& Cathoune abbaye

"Downton Abbey"
2010 vit la première saison de cette série télévisée.
En 2015, il nous fut servi la sixième saison.
Il y a ceux qui aiment.
Il y a ceux qui n'aiment pas.
Il y a ceux qui ne connaissent même pas.
Personnellement, j'ai vu quelques épisodes. Cela se regarde plaisamment.

"Cathoune Abbaye"
2015 vit sa création avant la saison d'hiver.
En 2015, il nous fut offert le seul et unique épisode réalisé.
Il y a deux personnes qui ont suivi ce superbe morceau d'anthologie.
Il y a deux personnes qui aiment ce qu'ils ont vu et surtout entendu.
Il y a vous qui ne connaissez pas.
Mais je vais vous raconter...

Novembre 2015...
Un site d'exception tant par son histoire que par la beauté de son architecture et de sa restauration : l'abbaye de Fontenay en Bourgogne.

En famille, nous marchons dans la nef magnifique de l'église abbatiale, sur les pas de Saint-Bernard (le moine cistercien, pas le chien!). Le soleil d'automne traverse les vitraux et éclaire d'une douce lumière le somptueux édifice. Un beau moment partagé.


A droite du transept, quelques vieilles marches à gravir et nous nous retrouvons dans le dortoir. Un autre moment vécu en famille.
Plus bas, le cloître. Bel espace qui entend nos rires.

Quelques pas plus avant, dans la salle capitulaire, je reste seule avec Soeurette.
 

aAaAaAaAaAh! Houhou! HOHOHO!
Telles deux gamines, nous nous amusons à tester l’acoustique de cet espace aux murs façonnés de silence et de mots, de savoir et de spiritualité.
Et là, dans un élan d'affection et d'admiration, je demande à Soeurette de chanter, ici, dans cette salle qui résonne.
Elle ne se fait guère prier.
De sa voix pure et claire, cristalline et presque enfantine, elle entonne un chant liturgique orthodoxe qu'elle a appris lorsqu'elle étudiait le russe à l'université et qu'elle faisait partie d'une chorale slave. 

Cela ne dura que quelques minutes.
Discrètement, par curiosité, M. Ep' était revenu sur ses pas.
Lui et moi avons vécu un moment d'exception en écoutant chanter Soeurette a capella.
Dans sa voix, il y avait tant de choses.
Dans mes yeux, sa voix a glissé des paillettes; dans mon cœur, le bonheur et partout, des frissons !

Et c'était bien mieux que "Downton Abbey"...

jeudi 31 décembre 2015

& Demain, c'est l'an prochain !


Bonjour mes très chers voisins de terre...

Voilà le dernier jour de 2015 et je n'ai guère été présente dans la blogosphère, cette année...  Mille excuses à ceux à qui j'aurais pu manquer. ♥
C'est que les 365 jours derniers n'ont pas tous été doux et légers comme le ciel rose et mauve d'un soleil levant... mais ça, c'était avant aujourd'hui.
Allez hop, on tourne la page!

Bonjour 2016 !
A quoi bon vous souhaiter des trucs impossibles à gérer comme la santé (les hôpitaux et les cimetières sont remplis de gens à qui on a souhaité une bonne santé l'an dernier!) et la prospérité (tout le monde triple son salaire et gagne au loto tous les ans... Pas vous ? Moi non plus !).
Quant à la chance...
L'amour, peut-être...

Je serai donc simple et terrienne dans mes vœux au monde: 
Ce soir, lorsque les deux aiguilles de la belle horloge du salon se rencontreront pour la première fois en cette année 2016, à l'inverse de Cendrillon, je ne courrai pas.
Après les gestes et les mots tendres envers mes proches, j'embrasserai le monde en pensée : je le prendrai entre mes bras. 
Pour chacun de mes chers voisins de terre, pour les "vrais" Humains dont vous faites partie, j'aurai une réelle et intense pensée affectueuse, bienveillante, fraternelle, toute empreinte des idées des Lumières.

Je souhaite de tout cœur que 2016 apporte au genre humain ce sursaut d'humanité qui semble disparaître peu à peu de nos vies.
Je souhaite que la fraternité, l'égalité et la liberté que l'on me demande d'enseigner à mes élèves ne soient pas de vains mots gravés sur un fronton ou écrits dans une leçon.
Je souhaite que le respect de l'Autre, le respect de la Vie, le respect de la Terre, le respect de l'eau, le respect de l'air soient au cœur de nos préoccupations individuelles puisque les "grands" (tout petits) de ce monde n'en tiennent pas compte.
Je souhaite que l'Humanité toute entière retrouve le plaisir des petits bonheurs simples et que la notion de profit cède définitivement la place à la notion d'équité.

Naïve, l'Epamine ? Que nenni! 
Juste pleine d'espoir car si nous, les optimistes, les amoureux du bonheur, nous baissons les bras, quelle triste planète laisserons-nous à nos petits-enfants ?

Bonne année 2016, à tout le Monde!
Bonne année 2016, à tous mes chers voisins de Terre !

Quand les enfants du monde s'amusent...

dimanche 27 décembre 2015

& Fiat Lux...

... et elle fut !
... et elle est !
 
Il y a six ans, le 27 décembre 2009, dans les salles obscures, Jake Sully rencontrait les bleus Na'vi aux grands yeux de chat sur la très lointaine planète Pandora, à l'atmosphère toxique pour les humains...


Il y a six ans, tandis que M. Ep' & Ep' admiraient sur grand écran les images splendides et bleutées du film de James Cameron, un petit être de lumière ouvrait ses grands yeux clairs sur une planète bleue pas toujours humaine...
Depuis six ans, par son rire cristallin, par ses yeux brillants, par ses mots limpides, par ses pas bondissants, un petit lutin éclaire notre chemin, notre paysage, notre vie.

 
Depuis six ans, Clément, comme une petite bulle dans une coupe de Champagne, jette des paillettes de vie tout autour de lui, accroche des étoiles à notre ciel, dessine des arcs-en-ciel partout où il passe...

Je souris...

mardi 3 novembre 2015

& La Nymphe et le Zoziau


L'espèce humaine, à la gent animale, fait peur.
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Moineau se désaltérait
Plongeant son petit bec dans l'eau d'une piscine.
Une Nymphe survint, heureuse comme une gamine,
Et que la tranquillité du lieu attirait.
"Bien hardi, l'oiseau, pour trouver son breuvage !"
Songea la sirène admirant le courage
Du petit passereau plein de témérité.
Il faut, pensa-t-elle, que ce fragile emplumé,
Privé de flaque et de rivière,
Fasse fi de l'âme guerrière
Des matois matous, des chiens méchants
et des enfants
Pour se rafraîchir le gosier...
Il faut, par conséquent, que d'aucune façon,
Je n'ose troubler sa boisson."
Las ! Elle la troubla, mue par une piètre idée.
Pour prendre son Lumix et faire un beau cliché,
Elle allongea le bras et ouvrit son panier.
Sans geste brusque et prenant mille précautions, 
En un clic, elle captura le bel oisillon.
Un invisible oiseau sortit de l'appareil
Et son cui-cui muet effraya son pareil.
Le moineau s'éloigna rapidement du bain
Et se posa bien vite quelques mètres plus loin.
Là-dessus, tout près de l'eau claire,
Roula une petite graine.
Le moineau s'en saisit, plus vif que l'éclair,
Et trouva là, la récompense de sa peine.


samedi 31 octobre 2015

& Laquer la Typha

Je n'ai pas dit "Liker Latifa"... quoique si vous connaissez une gente damoiselle qui se prénomme Latifa, que vous aimez ce qu'elle raconte sur Bouille-Bouquin, vous pouvez cliquer sur "J'aime" !

Typha latifolia

Ce joli prénom de plante (et pas de fillette, donc) arriva à mes oreilles tardivement. 
C'est en préparant une sortie avec mes élèves sur le marais proche de mon école que je découvris le nom scientifique de cette plante typique des milieux humides. Avant, je connaissais ce végétal sous les noms vernaculaires de "roseau", de "jonc", de "quenouille" ou de "massette". 

J'ai un lien particulier avec la Typha latifolia.

Vous avez tous en mémoire un papier peint vintage tout joli qui a adouci vos soirées enfantines ou bien un papier peint inquiétant et sombre qui a hanté vos nuits ou encore un papier peint ni beau ni moche mais que vous avez eu sous les yeux durant de longues années.

Pour moi, c'est le cas de la Typha latifolia. Voui !

Dans la longue enfilade des 25 mètres de pièces de la maison de vacances, il y avait la chambre du milieu (rien à voir avec "La Terre du Milieu" de Tolkien...!). Elle était entre la chambre du fond et la salle à manger.

Meublée du lit, de la grande armoire à glace et des deux tables de chevet que mes grands-parents avaient acquis à leur mariage, cette chambre était, en principe, réservée au couple en visite. Mes grands-parents dormaient sur le canapé dans la salle à manger.
Dès leur arrivée dans la maison, en 1967, mes grands-parents tapissèrent la chambre du milieu d'un papier peint blanc sur lequel était imprimé, en rouge lie-de-vin, des centaines de bouquets de massettes et de phragmites...


 
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fdavisla3.files.wordpress.com%2F2012%2F09%2Ftypha-shuttleworthii-seed-head-08092012-kew-gardens-london.jpg&imgrefurl=https%3A%2F%2Fdavisla.wordpress.com%2F2012%2F09%2F11%2Fplant-of-the-week-typha-shuttleworthii%2F&h=3008&w=2000&tbnid=NOvFtKEirlb_KM%3A&docid=BcdpDCC9PZ9w6M&ei=oo4wVuPmLIqsa6u4jOgL&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=1239&page=4&start=81&ndsp=34&ved=0CLoCEK0DMFVqFQoTCOO_yuPm5MgCFQrWGgodKxwDvQ
Lorsque la famille s'agrandit par la naissance de mes cousins, j'eus l'honneur, à chaque période de vacances, d'occuper la chambre du milieu et mes lectures du soir se firent au milieu des Typhae...


Quelques années plus tard, c'est un bouquet de Typhae cueillies au cours d'une promenade qui se rappela à notre bon souvenir...

Cueillis un peu trop longtemps après la formation des massettes, ces joncs ont lentement mûri  dans notre appartement.

Un beau jour d'hiver, comme en pleine nature, les massettes ont éclaté, littéralement explosé, tout en libérant d'innombrables graines duveteuses et légères dans toute la maison...

Un conseil : laquez la Typha avant qu'elle n'explose !





jeudi 29 octobre 2015

& Mes hauts beaux lieux (III)

Ici et , je vous ai menés vers des endroits élevés qui ont jalonné mon existence de manière fortuite ou volontaire, mais toujours avec bonheur.

En voici un nouveau. 
Si la balade vous tente, suivez-moi...

(54)  540m d'altitude (en vélo, c'est terrible!)


Photo prise par M. Ep' lors d'une balade en montgolfière... La classe ! La Vierge Marie était descendue du clocher...
La statue de la Vierge Marie, sur le plancher des vaches.

Aujourd'hui, je suis allée visiter mes grands-parents et ma vieille cousine, de l'autre côté de cette colline.  

Mes grands-parents m'attendaient au cimetière : Pépère depuis 1978 et Mamie depuis 1998. 
Désolée, mes grands-parents chéris, je ne reste pas encore aujourd'hui ; je ne fais que passer.
L. elle, m’attendait dans sa cuisine. 85 ans, lucide, clairvoyante, une mémoire vive plus fiable que celle de nos ordinateurs, apaisante, simple, un petit bonheur à chaque fois qu'on va la voir.  Dans sa cuisine, on a papoté. 
Au cimetière, j'ai tout fait bien propre, j'ai mis de belles fleurs dans les vases, j'ai jeté les moches... Mes grands-parents peuvent recevoir leurs visiteurs annuels. (Personnellement, je n'ai pas besoin de ce 01/11 pour penser à ceux qui sont de l'autre côté du couloir, mais bref...)

Pour revenir chez moi, je me suis offert une "des-vies-à-Sion" (hi!hi!hi). 
A cette période de l'automne, l'éperon rocheux sur lequel est posée la basilique de Sion offre au promeneur une éblouissante palette de couleurs chaudes. Comme j'avais envie de mettre de l'or dans mes yeux, je suis montée à Sion...

Des photos prises par moi-même, avec mon téléphone...

Quand je grimpe sur cette "butte-témoin" comme se plaisent à l'appeler les éminents géologues/géographes, j'aurais presque envie de croire les "ceusses" qui qualifient ce site de "cosmo-tellurique" tant je me sens ravigotée quand je m'y arrête, ne serait-ce que quelques instants. 
Je n'ose imaginer la pêche que j'aurais si je plantais ma tente à Sion... (Re hihihi!)

Les hommes préhistoriques s'y sont installés voilà 120 millions d'années. Je ne les ai pas connus personnellement mais des indices sérieux résultant de fouilles scientifiques permettent de s'en convaincre.
Comme le coin était sympa, déjà en ce temps-là, les Leuques, tribu gauloise, y ont implanté un village et y ont prié, non point Toutatis mais Wotan et Rosmertha. 

Et depuis cette époque, les hommes n'ont cessé d'occuper cet espace grandiose prisés par certains dieux, à ce qu'il paraît, et d'où, à perte de vue, on peut admirer la plaine en contrebas avec sa mosaïque de parcelles quadrillées de routes et de chemins.  

 
En 1873, des Lorrains de la partie annexée par les Allemands accrochèrent une plaque de marbre noir dans la basilique. On y voyait une croix de Lorraine brisée et une phrase en patois "Ce name po tojo" (ce n’est pas pour toujours). 

Le 24 juin 1920, lorsque l'on fêta la restitution à la France des provinces lorraines annexées depuis 1871, une seconde plaque commémorative fut mise en place par Maurice Barrès sur laquelle est écrit "Ce n’ato me po tojo" (ce n’était pas pour toujours) avec une palmette d’or qui cache la cassure de la croix de Lorraine.



Ici, en plus, on trouve des étoiles.
Je ne suis pas certaine que dans les autres Sion du monde, on trouve aussi des étoiles...
Vérifique à Sion !



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