mardi 14 février 2012

& Antwerpen : une autre dimension

Bigre ! Fichtre ! Tudieu ! Diantre ! Cornebidouille! Palsambleu !

Je ne sais si cela vous est déjà arrivé mais quand cela se produit, ça fait tout drôle et on n'est plus jamais pareil!

Vous arrivez dans un quelque part totalement inconnu... Vous admirez une jolie maison... Vous arpentez une ruelle... Vous photographiez un paysage... 
et PAF! 
Vous vous prenez en pleine tête qu'ici, vous êtes chez vous, que tout vous est connu, que vous respirez mieux, que les rues, les bâtiments, les arbres et les statues, c'est du déjà vu.
Alors, vous réfléchissez et vous essayez de vous convaincre que vous avez déjà vu ou lu des reportages sur ce très bel endroit, que vous avez cherché des images sur cette architecture, que vous avez mené une mini-enquête sur le net à propos de ce personnage... 
Et vous vous rendez à l'évidence: tout vous est familier dans ce lieu pourtant inconnu mais vous ne savez pas pourquoi!

C'est ce qui m'est arrivé en novembre 2011. 

M. Ep', adorable de fantaisie et spécialiste des surprises, m'a offert une exquise balade en amoureux sur l’Escaut, entre Bruxelles et Anvers.
Déjà enthousiasmée par la mini-croisière, par l'ambiance et la qualité du service à bord du splendide bateau, par les beaux paysages ensoleillés (la preuve en images!), par la douceur de cette paisible promenade fluviale, j'ai découvert Anvers la magnifique, juste pendant une heure et demie.
J'aimerais vraiment qu'on m'explique pourquoi j'ai tant aimé et si vite compris le cœur historique de cette ville...
Est-ce lié à mes origines hollandaises? Mes ancêtres néerlandais m'ont-ils transmis leurs souvenirs flamands? Ai-je déjà marché dans ces ruelles dans une vie antérieure?

Et en plus, tout ça, c'est même pas des blagues, une fois!

  Pour nous accueillir, ils avaient peint le ciel en bleu, 
redoré leurs statues et ils avaient nettoyé tous les carreaux...
Ils ravalaient les façades mais ils n'ont pas eu le temps de finir...

Galerie d'Art :  La Panthère Noire
De Zwarte Panther

Notre-Dame d'Anvers
Onze-Lieve-Vrouwekathedraal

Au pied de la façade, 
sous le tympan du portail central

 Tour nord, de style gothique flamboyant (env. 123 m)  
Tour sud qui n'a pas poussé faute de pépètes (ou de lions d'or du Brabant?)


Au pied de la tour sud
sculpture de 1906 de quatre ouvriers bâtisseurs 
en hommage à l'architecte Pierre Appelmans (XIVème siècle)

 Non, non, ce n'est pas la Cathédrale Saint-Paul de Londres!
Et non, non, nous ne sommes pas sur la Côte d'Azur 
mais bien en Belgique... au mois de novembre!

La cathédrale surplombe les maisons des Corporations
de la Place du Grand Marché (un grand moment d'émotion!)

Les maisons des Corporations ou des Guildes  (XVIème-XVIIème siècles)
Et dire que Rubens a vu tout ça (pas les vélos!)!

La Place du Grand Marché d'Anvers
Au centre, la Fontaine Brabo (1887): le Romain Silvius Brabo
brandissant la main du géant Druon.
Antwerpen viendrait de "Hand werpen" : jeter la main...

 Dans l'ombre comme dans la lumière, c'est beau !

L'Hôtel de Ville sur la Grand-Place

Près de la Cathédrale, joli puits en fer forgé 
surmonté de Silvius Brabo brandissant la main du géant.
On attribue ce puits à Quinten Matsys, forgeron anversois (1466-1530)

Jolie lumière qui aurait plu à Rubens 
- pas le temps d'aller visiter sa maison :o(  -
à Van Dyck, à Van Utrecht et à tant d'autres...

Le Steen (XIIIème - XVIème siècles)
partie d'un ancien château fortifié situé sur la rive droite de l'Escaut.
Musée de la Marine jusqu'en 2008

La Maison des Bouchers abrite aujourd'hui un musée 
présentant les objets découverts lors de fouilles archéologiques 
et une collection de clavecins anciens.

 
En 1504, la corporation des bouchers avait fait construire 
un bâtiment avec une halle pour abriter leur guilde et servir de lieu unique de vente de viande.

Au revoir Anvers!
C'est sûr, je reviendrai ... encore!


♥ BONNE SAINT-VALENTIN ♥
à tous les amoureux

Photos Epamin' (sauf le gros plan sur la statue Brabo )

lundi 13 février 2012

& Bébert, d'une rive à l'autre

Emmanuelle, Raphaëlle, Dorian, Elsa, Cyprien, Sevan, Massis et Noé.
Les connaissez-vous? Pas moi!
Je ne sais qu'une seule chose: leur grand père, c'est Bébert!



Bébert, la tête en l'air!
Bébert, l'homme interstellaire, le promeneur interplanétaire, le haut parleur de l'univers qui a les pieds sur terre...

Quand il raconte ses belles histoires, quelque soit son auditoire, il parle vrai, il parle simple, il parle bien et dans sa bouche, les mots roulent comme de jolis cailloux tout ronds dans un ruisseau.
Quand il écrit ses pensées, il parle d'humanité, de biodiversité, de développement durable, de droits à la vie, de respect du monde et les mots dansent devant nos yeux.
Quand il vient avec ses idées, ses compétences et ses connaissances, il les offre à chacun et les mots sont pour tous.
Quand il se raconte, il dit qu'il n'aura pas le temps.
Quand il prévient, il a le mal de terre.
Quand il explique, il propose ses chroniques.
Quand il enseigne, il parle de poussières d'étoiles, de soleil, d'espace et de cosmos...




Je ne suis pas toujours d'accord avec ce qu'il dit sur nous les hommes mais selon moi, Monsieur Hubert Reeves fait partie de ces êtres humains qui devraient absolument avoir plusieurs vies sur Terre (si possible à la suite!) avant de rejoindre les grands espaces (d'autant plus que le cosmos, il connaît déjà!) afin de pouvoir ouvrir les yeux des autres hommes, de les remettre à leur juste place et de leur raconter, à sa manière, plus belle la Vie !

Si vous passez par là, vous, le savant Monsieur à la barbe longue et blanche et si vous n'êtes pas le Père Noël, je vous salue.

L'ami PH n'est pas content et ça se comprend! Voilà un sujet qui va énerver le Bébert (si je peux m'exprimer ainsi!)

Illustration: Première de couverture de "L'Univers expliqué à mes petits-enfants" d'Hubert Reeves. Ed. SEUIL, 2011.

Quatrième de couverture:
« Je dédie ce livre à mes petits-enfants. En commençant à l'écrire, j'ai pris conscience de la valeur symbolique que je pouvais lui donner : celle d'un testament spirituel. Que voudrais-je leur raconter sur ce grand Univers qu'ils continueront à habiter après moi ? J'ai alors songé à ces conversations avec l'une de mes petites-filles, où nous observons, étendus sur des chaises longues, le ciel étoilé. Je me suis senti revivre ces soirées de mois d'août avec mes enfants qui me bombardaient de questions pendant que nous attendions les étoiles filantes.

La contemplation de la voûte céleste et le sentiment de notre présence parmi les astres provoquent un désir partagé d'en savoir plus sur ce mystérieux cosmos que nous habitons. Il sera question de science, ce qui n'exclut pas la poésie. »

samedi 11 février 2012

& A vous, mes voisins de terre

Chers voisins de terre,

On connaît parfois depuis longtemps son voisin de palier ou la petite dame du bout de la rue qu'on salue chaque matin quand on se rend à son travail et qu'elle va chercher son pain.
On papote un petit - ou un long! -  moment devant la porte avec la voisine (pas trop ces temps-ci car on se gèle!) ou quand on se retrouve dans nos jardins respectifs dès que les beaux jours arrivent.
On fait un sourire au vieux monsieur de la maison d'en face quand il va promener son chien et on reconnaît (sans forcément connaître leur nom) une bonne centaine de personnes qui sont nos concitoyens : le monsieur en bleu de travail sur son vélo avec son cageot rempli sur le porte-bagages, le jeune homme très poli (parfois trop) du marché du samedi, le vigile et les caissières du supermarché, la gentille pharmacienne, la factrice qui déteste ma rue qui monte les jours de neige, les sympathiques rippers qui nous débarrassent chaque semaine de nos ordures et qu'on a parfois l'occasion de saluer, la secrétaire de mairie...   
J'arrête là car finalement, ça doit faire plus que cent!

Et vous, amis visiteurs, blogueurs et blogueuses des temps modernes, vous n'êtes pourtant ni mes voisins de palier, ni mes voisins de jardin, ni de rue ni même de quartier mais nous nous connaissons un peu car vous êtes mes voisins de blog, mes voisins de terre...

Nous adressons au monde entier nos messages et nos petits billets (parfois des billets doux!) comme on posterait une carte postale ou une lettre vers l'univers.

Nous commentons, avec des mots gentils (très souvent), les écrits de l'Autre et on sait combien ça va lui faire plaisir quand il va ouvrir sa boîte aux lettres (pour les très jeunes ça veut dire "messagerie" ou "liste des commentaires"!)

Nous racontons à qui veut les lire nos émotions ou nos souvenirs, nos craintes, nos tristesses et nos joies comme on se confierait à la dame du dessous qui est si aimable et qui sait si bien garder les secrets.
Nous offrons à nos visiteurs de belles images qui réchauffent le cœur, comme un café chaud ou une tasse de thé au caramel avec des biscuits ou bien qui amusent l'esprit ou qui interpellent.

Nous exprimons librement (en tout cas, pour l'instant et ici!) nos colères, nos états d'âme, nos inquiétudes, nos révoltes, nos amusants délires, nos idéaux.

Nous parlons, parfois sans pudeur, de nous, de ce qu'on aime, de ceux qu'on aime, de ceux qui nous manquent, de ceux qu'il ne faut pas oublier et parfois plus facilement qu' IRL (mais non, pas en Irande! Pour les non initiés (et les non anglophones qui se reconnaîtront!) ça veut dire In Real Life = dans la vraie vie).

Nous invitons "tout le monde", au sens propre, à venir à notre rencontre et à partager notre vie, le temps d'une lecture, d'une image, d'une photo, d'un billet, d'un message, d'un mot


A vous tous, connus, reconnus ou inconnus, je dis merci d'être là!
Merci de venir jusqu'ici de temps en temps ou régulièrement.
Merci de laisser parfois ou toujours un petit mot.
Merci aussi de lire simplement mes esperluettes, de les apprécier et de sourire un instant, de l'autre côté de l'écran.
Merci d'être un petit bout de ma vie.
Merci d'être mes voisins de terre.

Ep'

PS: n'oubliez pas de cliquer sur les couleurs!

Service à caf'Esperluettes et à th'Epamine que je ne sors que pour les grandes occasions!

jeudi 9 février 2012

& Smörboll, Ringskär, Pjätteryd, Torbjörn & les autres

Dans l'Olympe scandinave, à Ásgard, les dieux étaient courageux, puissants mais pas d'bol pour eux, ils étaient... mortels. 
Les nombreux Ases qui demeuraient dans l'enceinte divine construite au centre du monde, pouvaient donc avoir la goutte au nez et tousser, avoir bobo la tête et 40° de fièvre. Je suppose donc qu'Odin, Thor et les autres dieux nordiques s'emmitouflaient plus que Zeus, Hadès ou qu'Aphrodite, qu'ils se préparaient de grands grogs à l'hydromel (le nectar n'étant pas assez alcoolisé) et qu'ils mettaient des bouillottes dans leurs  divins dodos.
En plus d'être malades et de souffrir comme les humains, les pauv' dieux de l'Ásgard savaient...!
Et que savaient-ils?
Ils savaient qu'un jour, le si tristement célèbre jour de Ragnarök, le ciel ne leur tomberait pas sur la tête, mais leur monde - le Voilà-là pour les ignares - comme les huit autres mondes de la théogonie scandinave, disparaîtrait à jamais.
Smörboll, Ringskär, Pjätteryd, Torbjörn et tous les autres firent alors tout ce qui était en leur pouvoir pour que cela arrivât le plus tard possible et tous essayèrent de gagner du temps sur l'Apocalypse.

Ils consolidèrent leurs immenses fortifications peintes en bleu roi et décorées de jaune; mieux, ils en édifièrent de plus en plus un peu partout.
Ils envoyèrent régulièrement des messagers porter les nouvelles importantes aux plus lointaines frontières de leur royaume.
Ils inventèrent de nouvelles stratégies pour combattre et pour vaincre leurs adversaires.
Ils s'installèrent incognito au milieu des humains pour identifier les traîtres éventuels.
Ils s'entraînèrent encore et toujours pour être au mieux de leur forme le moment venu.

Bref, ils se préparèrent pour le moment fatidique où ils devraient abandonner l'Ásgard...

Encore aujourd'hui,  le soir, à la veillée, les anciens et surtout les plus jeunes parlent des personnages légendaires que sont Smörboll, Ringskär, Pjätteryd, Torbjörn & tous les autres car en fait, je vous ai bien eus (hihihi!)...

Il ne s'agit nullement, mais je ne m'en excuse pas, de noms de dieux. Non, non, non!
Ce sont les noms des meubles d'un célèbre magasin suédois... Vous voyez ?
Allez donc voir dans le catalogue 2012 ce que l'on fait aujourd'hui, dans l'Ásgard moderne, en compagnie de Smörboll, Ringskär, Pjätteryd, Torbjörn & les autres et si vous voulez rire davantage, allez faire un tour par .

On peut revoir les pubs qui sont diffusées à la télé (vous savez avec la petite musique qui fait  "♪ tu tu tulu tu tulu tu ♫") ou bien découvrir d'autres petites vidéos qui sont tournées dans les magasins IKEA en caméra cachée... Certaines valent le détour et c'est si bon de rire...

BONNE NJUT


Chevaux de Dalécarlie ou dadas dalas

mercredi 8 février 2012

& Petits légumes frais



 
"Quand on sort de la piscine 
et qu'il fait froid,
on a l'impression 
d'être un légume mal décongelé."

Geneviève BRISAC  (1951)   Ecrivain français