D'abord...
Le Jacques (vous savez, celui qui loge près du pont), le Nicolas l'Ancien (le père de Nicolas le Jeune), la Ririte du Jean qu'est mort, le Claude avec sa Mangeon et leur fille, la Marie, tous s'en reviennent vers la ferme car l'angélus a sonné.
Le Jacques (vous savez, celui qui loge près du pont), le Nicolas l'Ancien (le père de Nicolas le Jeune), la Ririte du Jean qu'est mort, le Claude avec sa Mangeon et leur fille, la Marie, tous s'en reviennent vers la ferme car l'angélus a sonné.
Ils ont travaillé dur toute la journée dans les champs du maître.
A leurs sabots, marqués par le temps et les rudes labeurs, la terre ramollie par la pluie s'est collée et alourdit leurs pas.
Jour après jour, dans tout le pays, ces "petites gens" qu'on appelle avec mépris les gueux, s'occupent de leurs troupeaux... Après avoir regardé la couleur du ciel, ils bêchent, sèment, fauchent, coupent, lient, ramassent, récoltent, fanent, moissonnent, foulent, apprivoisent cette terre qu'ils aiment, qui les nourrit mais qui les tue. Par leur travail, ils nourrissent un peu les leurs, mais surtout, tous les autres...
A part le dimanche, jour du Seigneur où l'on prie pour que le ciel soit clément et où ce serait pêcher que de travailler, leur vie n'est qu'efforts, travail, peine et ce, en toutes saisons.
Et tout ça pour si peu!
En cette période d'Ancien Régime, le sort en est jeté dès l'instant de la naissance (oui, je sais, c'est encore comme ça aujourd'hui, mais parfois, on peut faire changer les choses!!!) et selon la chambre où l'on pousse son premier cri, on sait déjà à quel endroit on rendra son dernier soupir... et personne ne pourra modifier cette ancestrale répartition des rôles...
Ensuite...
Aujourd'hui, les choses ont évolué et c'est bien. Même si, hélas, la Révolution de 1789 n'a pas profité à ceux qui l'ont faite (vaste sujet!), nous vivons désormais dans une république (enfin je crois car c'est encore écrit RF ici et là!).
Aujourd'hui, les choses ont évolué et c'est bien. Même si, hélas, la Révolution de 1789 n'a pas profité à ceux qui l'ont faite (vaste sujet!), nous vivons désormais dans une république (enfin je crois car c'est encore écrit RF ici et là!).
Aussi, puisque nous avons l'immense chance de pouvoir choisir celui ou celle qui va être le président de notre république, il ne faut pas laisser passer l'occasion.
Le problème, (enfin en ce qui concerne la quinquagénaire que je suis) c'est que ce que j'entends et ce que je vois "all day long*" ne correspond nullement à l'idée que je me fais d'une campagne présidentielle propre, honnête, respectueuse des uns et des autres et "politiquement correcte".
Ce que l'on essaye de me faire croire comme ce que je comprends entre les lignes altère la confiance, le respect et l'enthousiasme que je devrais avoir au moment de choisir le destin de mon pays.
Durant des siècles, nos ancêtres devaient subir sans mot dire ce que les puissants du royaume décidaient, souvent aux dépens des plus humbles.
Aujourd'hui, nous avons l'immense chance de pouvoir donner notre avis selon les lois de notre démocratie mais sommes-nous les seuls, nous les "petites gens" à respecter cette démocratie?
Anne, ta petite sœur Marianne est bien en péril...
Aussi, sœur Anne, ne vois-tu personne venir?
A part le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie, n'y a-t-il personne sur le chemin de l’Élysée qui pourrait éclairer le regard de Marianne et la faire sourire un peu ?
Sœur Anne, ne vois-tu vraiment personne qui saurait mettre de belles couleurs à ses joues de plus en plus pâles et lui redonner l'espoir de jours meilleurs pour tous?
Dès que tu as du nouveau, fais moi un signe!
Mais ne t'inquiète pas car, même si tu ne vois personne de nouveau entrer en lice, je voterai !
* all day long signifie toute la journée (en anglais)







