dimanche 2 octobre 2011

& Vox populi

Malgré le contexte et malgré mon titre, il ne sera question ni de voix, ni de suffrages ni d'élections dans ce billet mais seulement d'une voix, de sa voix.

Cette voix est dans ma vie depuis ma plus tendre enfance. Même déguisée, transformée, triturée, elle m'apporte, à chaque fois que je l'entends, une espèce de douceur et aussitôt que je la reconnais, j'esquisse un petit sourire de connivence...avec moi-même!
Cette voix qui nous transporte, depuis de très nombreuses années, dans des mondes aussi différents que surprenants, nous entraîne dans des aventures extraordinaires et inoubliables et fait partie de notre mémoire collective.
Et pourtant, on ne voit guère, pour ne pas dire jamais, celui qui nous offre sa voix avec tant de générosité et de talent...
Mais si je vous dis: la souris Roquefort dans "les Aristochats", Astérix, Kermit la grenouille, Alf, Mickey Mouse, Winnie l'ourson, Porcinet et Coco Lapin, Benny Hill, le droïde C3-PO dans "Star Wars", Jiminy Cricket, Pongo dans "Les 101 Dalmatiens", l’illustre détective Hercule Poirot, Woody Woopecker, Maestro (le sage barbu dans "Il était une fois l'Homme"), Kaa dans "Le livre de la Jungle", le chat de Chester dans "Alice au Pays des Merveilles", quelques personnages des dessins animés Hannah Barbera, le Commissaire Guerchard dans "Arsène Lupin" et tant d'autres, vous aurez compris à qui je rends un respectueux hommage dans mon billet, n'est-ce pas? 
Non?!

A Monsieur Roger Carel, bien sûr!

Artiste de grand talent, discret et irremplaçable, on sent dans toutes les voix de Roger Carel, qu'elles soient puériles, décalées, extra-terrestres ou matures, une immense humanité et un humour incroyable et grâce à ce grand monsieur, toutes ces histoires commencent désormais par "Il était une voix"...

Merci, merci, Monsieur CAREL, pour tout ce que vous donnez à tous ces personnages qu'on aime tant et si vous passez par ici, sachez que, votre grand âge aidant, vous êtes, sans aucun doute, l'idole de millions d'enfants de 7 à 77 ans...

mercredi 21 septembre 2011

& Halo sur le baudet

Non, non, je ne commets aucune erreur. Je dis bien "halo" sur le baudet et non point "haro"... (Hihihi! Han!)

Je m'en allais, les mains sur mon volant.
Ma Titine aussi avait hâte de rentrer et pourtant,
Je ralentis sous le ciel vespéral  pour admirer l'instant :
Oh! là là, que de belles lueurs j'ai contemplées!
Du côté du couchant, quelques nuages légers
Etirés par la brise du crépuscule
Se coloraient de rose, de mauve et de jaune pâle.
A l'est, offrant sa face ronde et souriante,
La Lune rêveuse, inondait de sa lumière argentée
L'autre côté du monde en pleine obscurité.
Et, là, broutant au pied d'une haie, je le vis.
Son nez clair et ses longues oreilles
Doucement éclairés par la pâle clarté
Donnaient à cet instant sans pareil
Un presque semblant d'éternité.
Arrêtée au bord de la route, je regardai longtemps
L’âne solitaire, tout nimbé de lumière,
Qui, insensible à ma présence comme à la beauté du ciel,
M'offrit  la belle image d'un monde parfait et doux.



Photo Epamin'

samedi 3 septembre 2011

& J'ai ciré mon cartable...

...taillé mes crayons de couleurs, vérifié le contenu de ma trousse, affiché de belles images, nettoyé le tableau, organisé ma première journée, choisi les couleurs des protège-cahiers (orange comme toujours pour le cahier du jour!), agencé leurs tables, aligné les craies toutes neuves sous le tableau, mis des fleurs dans le petit vase, préparé mon emploi du temps...

Pour la trentième-deuxième fois, je les attends!


(Du fait de la rentrée, je ne serai guère présente sur ce blog dans les jours qui viennent... mais je ne vous oublie pas! A tout bientôt!)

lundi 29 août 2011

& Quand Papy sort ses outils...

Mon papy est très grand. Mon papy est très fort. Mon papy a une grosse voix. 
Quand je mets ma toute petite main dans la sienne, j’ai du mal à imaginer qu’un jour, j’aurai peut-être des mains grandes comme les siennes.
Mon papy a beaucoup d’outils ; encore plus que le papy de T'choupi !
Mon papy sait tout faire avec ses outils… même construire une cabane… juste pour moi.

Il a construit ma cabane en cachette (même Mamie ne le savait pas…). Après, il a montré la cabane à Mamie : je crois qu’elle avait les yeux tout mouillés en regardant Papy. Ensemble, ils ont mis les belles couleurs que Papy avait choisies...

Et puis un matin, quand je me suis réveillé, Papy et ¨Mamie étaient dans le jardin. Ils avaient roulé longtemps pour m’apporter ma cabane…
Les grands ont tout bien installé puis je suis entré dans ma cabane et j’ai vu toutes les surprises que Papy avait préparées… un mur-tableau avec des craies, des petites bêtes au plafond qui dansent avec le vent, un joli banc vert, des petits volets avec des cœurs...

Comme je l'aime ma cabane! 
Comme mon papy est gentil !
Merci, Papy !


 

   
  


 
  
   

       

samedi 27 août 2011

& Les petits drapeaux...


Dans les temps anciens, le premier gugusse qui plantait son drapeau sur une terre soi-disant vierge (ou sur une planète inhabitée!) estimait que cet espace lui appartenait à partir du "piquer du bâton". 
Il adoptait alors un profond mépris voire une inhumanité sanglante à l'égard des populations autochtones (sur ce sujet, y'a pas eu trop de problèmes sur notre bonne vieille Lune!) et s'installait tout à son aise en pillant, exterminant, violant, torturant, exploitant sans vergogne les lieux et les habitants du lieu.
(Précision: vous l'aurez bien compris, je suis anti-colonialiste!)

Dans certaines contrées de notre belle et malheureuse planète bleue, on pratique, comme autrefois mais désormais sous le regard des médias et sans le moindre" piquer du bâton" :
- déforestation, 
- expulsion, 
- construction de murs, 
- extermination massive, 
- déportation de population, 
- aliénation culturelle de peuples entiers, 
- fanatisme religieux et politique...
Autant d'actes barbares qui sont autant de gestes terroristes!
On le sait, on le voit mais personne ne songe à planter le drapeau blanc... C'est vrai que ça ne touche pas les "grands" de ce monde...

Ce qui est bien par contre, avec internet, c'est qu'on peut planter plein de petits drapeaux sur nos blogs sans humilier personne! Au contraire!
Ici, quand tu piques un petit drapeau sur ton blog, tu dis à tous ceux qui aiment ce drapeau: "Viens l'ami, tu es ici chez toi et tous les mots que j'écris, d'un clic, tu les comprendras!"


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  Les drapeaux à cliquer sont dans la marge à droite. Essayez-les tous!

Et, m'inspirant du poème d'Alain Bosquet, je te dis:

Viens sur mon blog, ami lointain,
J'écris des mots bleus qui dansent,
Qui dansent: on dirait des lutins!

Viens sur mon blog, ami lointain,
J'ai de vieux souvenirs
Qui te feront sourire
Et des histoires plein la tête
Pour éclairer tes rêves.

Viens sur mon blog, ami lointain,
Tu rencontreras des blogueurs comme toi
Qui écrivent, qui partagent
Ce qu'ils ont dans leur cœur.

Viens par ici, ami lointain,
Dans mon blog, il y a de l'humour, 
Du soleil, l'enfance, la nature,
Et tout au fond, une fleur fragile : le bonheur
Que tu pourras cueillir chaque jour
aussi souvent que tu voudras.


Viens en France, enfant lointain, 
Nous avons des blés qui dansent, 
Qui dansent : on dirait des poupées.
Viens en France, enfant lointain, 
Nous avons des villes vieilles, 
Vieilles dont chaque pierre a une histoire; 
Et des villes jeunes, jeunes, 
Plus jeunes que toi.
Viens en France, enfant lointain, 
Tu connaîtras des garçons comme toi, 
Qui jouent qui apprennent, 
Qui veulent être heureux.
Viens à Paris, enfant lointain 
Dans ma maison, il y a de la musique, 
Du soleil, des gâteaux, des livres profonds, 
Et au dehors une girafe énorme : La Tour Eiffel 
Que tu pourras peindre en Bleu, 
En Mauve, en Rouge, 
Tant que tu voudras. 

Alain Bosquet


vendredi 26 août 2011

& Quand les mots dérivent...

J'aime quand les mots dérivent... J'ai toujours trouvé ce principe extraordinaire!
Ne vous méprenez point! Je n'évoque ici ni une conversation ni une dispute qui dérivent ni quelqu'un qui se laisse aller à la dérive. Non, non! Pas plus que je ne parle des fonctions dérivées en maths ou des circuits électriques en dérivation. BEURK!

Moi, je vous parle de cet incroyable pouvoir qu'ont les mots de s'allonger, de se raccourcir, de prendre un autre sens, de fonder une famille par simple association de petits morceaux comme dans un jeu de construction.
Vous prenez un radical et en posant un préfixe devant, hop! un nouveau mot est créé...Vous ajoutez un suffixe derrière: rehop! voilà un troisième mot de la même famille.
Par ce principe de pièces imbriquées, on passe de notre "constitution" au très célèbre adverbe "anti/constitution/nel/le/ment" qui est suivi de peu par l'apo/patho/diaphulato/phobie (cherchez ce que ça veut dire, vous allez rire!).


Parfois le radical se déguise et selon son humeur, il garde le costume du mot latin (scolarité, scolaire, déscolarisation...) ou bien revêt une tenue plus "moderne" (école, écolier). Légère nuance qui dérange les petits escholiers quand il s'agit de retrouver les mots de la même famille...

Les préfixes, eux aussi, enquiquinent les élèves :
"Anti" est un sympathique (ou non!) préfixe qui exprime une idée d'opposition. Voilà les antimondialistes, les antisociaux, les anti-américains, les anticolonialistes, l'antipathie...   Ou au contraire, il y aura dans l'anti, comme une belle idée de protection : un produit anti-inflammatoire, un antibiotique, un antivol, un antiseptique... (L'antidote, opposition ou protection ?)
Précision: les antilopes, les antiquaires, l'antimoine et les Antillais n'entrent dans aucune de ces catégories... (Hihihi!)
Parfois, pour compliquer la vie aux élèves, le "i" disparaît et on trouve des antonymes, des antalgiques et même un antéchrist...


Le préfixe "para"  exprime également une notion de protection : un produit antipoux s'appelle "parapoux"! Et on s'équipe d'un parapluie, d'un paratonnerre, d'un parapente, d'un parasol, d'un paravent, ...
Mais que dire de la parapharmacie, des professions paramédicales, des ateliers parascolaires et des histoires paranormales ? Pas de chance pour les gamins: "para" c'est parfois presque !

Et que fait-on des parasites, des parallèles, de la paranoïa ?
Où se situe la parabole, le paradis et... le parapet?

Photo ebay

mercredi 24 août 2011

& Ben, ça alors!

Parler des fleurettes, du beau soleil, des p'tits oiseaux, des herbes folles, des p'tits n'enfants et des beaux sentiments, j'aime bien. Évoquer mes meilleurs souvenirs, vous faire sourire, ça me plaît bien aussi! Cela me met du baume au cœur et si j'en crois la plupart de vos commentaires, mes billets ajoutent un peu de rose dans votre vie, le temps de la lecture voire même un petit peu après...

J'aime bien mon blog, ce que j'y mets et ce que vous y apportez et quand j'en suis "privée", j'avoue que ça me manque !

Mais il ne faudrait surtout pas croire que je suis uniquement une grand-mère qui tricote des mots bleus, une maman avec des étoiles dans les yeux, une gentille dame qui aime son amoureux, une maîtresse qui ne tire pas les cheveux... Je suis autre chose et vous allez le comprendre...

J'allais régulièrement sur le blog du Coucou :o( car la légèreté de sa plume, son approche fine et humaine de l'actualité et les valeurs qu'il défendait résonnaient en moi et me faisaient presque "aimer" la politique. Depuis qu'il n'est plus là, je me rends compte que lire des billets de controverse, de révolte, de remise en question, ça me manque...
Alors, discrètement, je suis allée visiter quelques petites fois des blogs plutôt "amis" ou carrément "adversaires" du coucou, histoire de me préparer aux élections, de découvrir les dernières inepties de ceux qui nous dirigent comme de ceux qui veulent nous diriger et pour me coucher un peu moins bête certains soirs!

Aujourd'hui, je me rends donc à pas feutrés chez Nicolas pour partager (ou non) son avis, partager avec plaisir ou non ses agapes et là, en entrant chez lui, je trouve un gros mot à cliquer: le JEGOUNOTRON.
Néologisme de bon aloi (comme aurait dit Maître Capello!), je m’enquiers de ce quoi qu'est-ce donc (j'ai le droit de dire ce que je veux, d'abord!).


Je découvre qu'il s'agit non point d'un monstre préhistorique du genre Mégalencetropithécusphodon, ni d'une plante médicinale absorbant les vapeurs d'alcool (après les agapes...), ni même d'une machine à remonter le temps... Non!
C'est un ingénieux système informatique, inventé me semble-t-il par Lolobobo, sur une idée de Jegoun, alias Nicolas, qui vous permet de trouver dans l'instant les blogs qui ont fait un lien vers le vôtre...(voir en pied de page, sur ce blog!)
Et là, les bras m'en tombent...


A part Yanik (que je remercie une nouvelle fois!) et ses "Mots de la ville" avec lequel je papote régulièrement et qui me fait de petits clins (liens) d’œil de temps en temps, je suis très émue de constater que mon blog a été lié dans des blogs politiques "monumentaux".
Je tiens donc à remercier vivement et sincèrement Nicolas, Yann, reNicolas, Alex, l'échotier (dont je n'ai trouvé ni le prénom ni le pseudo; pardon), Gildan, Marco et Homer qui m'ont fait l'honneur de citer mon blog lors du décès de notre ami Jean-Louis.


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