mercredi 8 juillet 2009

& Bon jus


"La joie est en tout; il faut savoir l'extraire."

Confucius (551-479 av. J.-C.)
Spirale à insectes (Photo Epamin')

& Paris Première

Une Epamin' à Paris (1ère partie)
Voilà un an, j'ai pris mon sac à dos, le "pass 4 jours" offert par mes loulous, mon billet de TGV et je suis allée découvrir Paris, seule, bien décidée à ne pas gaspiller une minute de mon court séjour dans la capitale.
Le "pass 4 jours" (idée cadeau!) est une carte personnelle qui permet à son détenteur de visiter gratuitement TOUS les musées parisiens (à de très rares exceptions près) pendant 4 jours. Comme un sésame, ce petit carton nous épargne les longues files d'attente aux caisses et laisse nos menus euros au fond de nos escarcelles. Bonne idée, non!



Première étape de mon périple parisien: l'Hôtel de Cluny dans lequel est installé le Musée National du Moyen-Âge.


Arrivée tôt because of TGV, j'ai attendu l'ouverture du musée dans le petit square Paul Painlevé au pied de la Sorbonne.






J'ai dû changer plusieurs fois de bancs (en fait, je les ai tous essayés, comme dans le jeu des chaises musicales mais moins vite et sans musique!) car une employée communale les lavait à grande eau en arrosant les parterres fleuris.

Je pensais pouvoir découvrir le jardin médiéval du musée mais il était fermé en raison de travaux. J'ai donc bénéficié de la totalité de la séquence arrosage-nettoyage de la brave dame.








Magnifique lieu chargé d'histoire et d'arts, le Musée de l'Hôtel de Cluny est empli de "petites" merveilles que je n'avais vues jusque là que dans les livres...













Imaginez le bonheur d'être à quelques mètres de ces voûtes...

Ou mieux encore, à quelques centimètres de ces sculptures de bois ou de pierre, de ces objets quotidiens ou religieux, de ces meubles d'un autre temps, de ces tapisseries...


J'ai pris de nombreuses, très nombreuses photos (sans flash, bien sûr!).

Je vous propose celles qui m'ont le plus émue.




L’art ornemental germanique est fait de motifs géométriques et animaliers stylisés,
comme la paire de fibules
wisigothiques (sortes d’agrafes pour attacher les vêtements) en forme d’aigle.
Cette mutation esthétique
s’accompagne de l’apport de techniques nouvelles.
Le goût
pour la couleur suscite l’emploi privilégié de pierres (surtout
grenats) et verres colorés, mis en œuvre selon deux procédés de sertissage.
Ici, l’orfèvrerie cloisonnée consiste à les loger dans
un réseau couvrant de cloisons.
cf fiche salle16




Les mains dressées devant le corps, en signe de prière,
la Sainte Femme est légèrement penchée en avant pour contempler le tombeau vide.
Par son travail symétrique et sa finesse hiératique, elle offre un aspect fascinant
que renforce encore la perte de la polychromie qui, comme pour toutes les sculptures
médiévales de bois ou de calcaire, la recouvrait autrefois.
cf fiche salle 10

Des statues sculptées en ronde-bosse, le musée conserve notamment une magnifique
Marie Madeleine reconnaissable au pot d’onguent qu’elle porte,
ici représentée comme une jeune femme raffinée, à la taille haute et fine,
au visage légèrement ovoïde, à la robe rehaussée de passementerie.
La sainte est surtout remarquable par la coiffure particulièrement travaillée,
avec les nattes s’enroulant autour du bonnet puis repassant au sein de la boucle
qu’elles forment avant de retomber sur les épaules.

Dommage que l'objet ci-dessous ne soit pas généralisé dans toutes les salles de tous les espaces culturels de France, de Navarre et d'ailleurs!
 
Photos Epamin'

mardi 7 juillet 2009

& Mes potes Fred & François


Lorsque La reine des fourmis a disparu est tombé entre mes mains, c'était trop tard... J'étais attrapée, happée, enthousiasmée, emportée dans la jungle tropicale...

D'abord, les images! En pleine page d'un album de 335 mm x 235 mm! Vous imaginez! Des morceaux de forêt équatoriale à la "Douanier Rousseau" avec de la terre rouge, des animaux endémiques d'Amérique du Sud, deux petites fourmis rouges minuscules dans l'immensité du monde...

Puis le texte! Une enquête policière inattendue, des personnages attachants, des sentiments humains attribués aux animaux (ça passe mieux, un peu comme dans les fables de La Fontaine!), une réflexion philosophique déguisée sur l'impact des hommes sur le monde...

Enfin la bibliographie des auteurs! Rien que la lecture des titres de Fred BERNARD & François ROCA vous permet de voyager de l'Amérique à l'Afrique, de l'Inde à Paris, du pays des Comanches aux espaces intergalactiques... Alors, lorsque vous commencez la lecture, lorsque vous découvrez les illustrations, c'est vraiment du bonheur en pages!

Lisez un peu cette bibliographie:
  • La reine des fourmis a disparu (Albin Michel -1996) Prix Jérôme Main 1996, Prix Alphonse Daudet 1997, Prix Sorcières 1997,
  • Le secret des nuages (Albin Michel -1997)
  • Le jardin de Max et Gardénia (Albin Michel -1998)
  • Le train jaune (Seuil - 1998)
  • Monsieur Cloud nuagiste (Seuil - 1999)
  • Cosmos (Albin Michel -1999)
  • Ushi (Albin Michel - 2000)
  • Jeanne et le Mokélé (Albin Michel - 2001) Prix Alphonse Daudet 2002
  • Jésus Betz (Seuil - 2001) Prix Baobab 2001, Prix Alphonse Daudet 2002
  • La comédie des ogres (Albin Michel - 2001)
  • L'homme-bonsaï (Albin Michel - 2003)
  • L'indien de la tour Eiffel (Seuil jeunesse - 2004)
  • Cheval vêtu (Albin Michel jeunesse - 2005)
  • Uma, la petite déesse (Albin Michel - 2006)
Je ne vous dirai pas quels sont mes préférés dans cette liste car tous, d'une manière ou d'une autre, nous font grandir et nous rendent heureux le temps d'une lecture, voire davantage!

Première de couverture "La reine des fourmis a disparu"

lundi 6 juillet 2009

& Nicolas, Mangeon, Donat, Euphrasine et les autres

Avec les vacances d'été qui s'annoncent, je vais sans doute prendre une ou deux journées pour aller retrouver Zélie, Victorin, Madeleine, Auguste et Marie-Catherine afin de voir ce qu'il advient dans leurs vies ou plutôt ce qu'il leur est advenu...

En effet, sous ces prénoms charmants et désuets se cachent quelques-uns de mes ancêtres qui, avec tout le respect que je leur dois, n'ont plus mal aux dents depuis longtemps...

Au fil de mes recherches généalogiques qui ont commencé en 1985, j'ai fait la connaissance de tous ces êtres, un par un et j'ai tenté à chaque fois de comprendre leur vie, d'imaginer leurs espoirs, leurs craintes, leurs joies, leurs chagrins. En replaçant leur histoire dans l'Histoire, j'ai mieux compris leurs déplacements, leurs métiers, leurs amours... et certains d'entre eux me sont devenus plus chers.

Un prénom inusité, une date de mariage difficile à trouver, un grand nombre de grossesses, un métier transmis de génération en génération, ... un infime petit détail qui fait que le Sosa 4913 (Sosa , quoi qu'est-ce?) me semble plus proche, plus familier que Pierre l'Aîné qui porte le numéro 2612.
En somme, je l'avoue, oui, certains de mes ancêtres sont mes "chouchous"...

Au début de mes enquêtes généalogiques, lorsque j'allais dans les mairies ou aux archives départementales pour consulter des pages et des pages de registres d'état-civil, je me sentais plus que extrêmement bien lorsque je découvrais, en bas de l'acte de mariage, la x de Marie-Ernestine ou la signature malhabile d'Athanase et j'étais fière d'être là, seule avec mon ancêtre dans ce moment unique et privilégié qu'est la rencontre. (Mille excuses à ceux qui ne comprennent pas ce que peut apporter la généalogie pour cette envolée lyrique!...)

Aujourd'hui, avec les innombrables renseignements généalogiques (Geneanet & Généalogie.com) qui nous sont offerts sur le web (ça fait avancer le schmilblic beaucoup plus vite mais c'est moins "vivant"!), on n'a plus cette émotion du papier touché autrefois par l'ancêtre.
Par contre, on rencontre très facilement tous nos "cousins du web" mais j'avoue que parfois, ça m'embête un peu qu'ils soient aussi les descendants de mes ancêtres chouchous!

Portrait d'ancêtre (Photo Epamin')

& Coup de foudre...

Si vous aviez dans l'idée de connaître enfin, par le biais de cet article, des détails croustillants sur les rencontres amoureuses voire illégitimes de ces personnes qu'on appelle "gens" ("people" en anglais), BERNIQUE! Ces histoires-là n'ont pour moi aucun intérêt!
Vous ne saurez rien non plus de mon histoire personnelle: pas d'bol pour les curieux! Cette histoire-là n'a pour vous aucun intérêt!
Donc, pas question ici de cœur battant la chamade, de phrases bredouillées, de mains moites (et de pieds poites!), de Cupidon tout nu sous ses ailes avec tout son attirail de Robin des Bois, de sourires zémus ni de verres malencontreusement renversés......
Non, la romance, ce ne sera pas pour aujourd'hui (...mais tout vient à point qui sait attendre!...)

Non, en ce mois de juillet, propice aux fâcheries du ciel, j'ai plutôt envie de vous raconter un de mes orages, un de mes coups de foudre, quelques-uns de mes éclairs...

Par chance, je n'ai jamais eu peur de l'orage et quand ça pète de toutes parts, quand ça tonne du "feu de Dieu", quand le ciel s'illumine comme un feu d'artifice au 14 juillet (oui, je sais, y'a plus de couleurs au 14 juillet, mais bon!), wouaouh! comme on se sent humain!

Tous "mes" orages ont été des belles et grandes leçons d'humanité et d'humilité. On n'est vraiment rien (ou pas grand chose) face à une nature déchaînée...

J'ai 10 ans (ben dis donc, ça ne date pas d'hier, Epamin'! En plus, y'a déjà quelqu'un qui l'a dit dans une chanson!), balade à vélo en campagne avec ma meilleure copine durant les vacances d'été. Comme d'habitude, pendant la récolte des fruits, on joue les commissionnaires entre les paysans des villages voisins.
Méprisant les recommandations d'usage au niveau de l'équipement (= horrible Kway rouge avec des manches trop courtes, lampe torche et dynamo en bon état, fi que tout cela!), nous voilà parties, elle (ma copine!) sur son vélo de course bleu et moi, sur mon mini vélo blanc sans vitesses (vous savez, ces vélos qu'on pouvait plier en deux pour les faire entrer dans le coffre de la Simca 1100 de papa!!!).
Accueillies avec un délicieux verre de limonade et de la brioche pour notre "quatre heures", on entend, lors de notre départ: " Dépêchez-vous les filles, il va pleuvoir!"

Ben, oui, oui, il a plu!!!!!!

Cornebidouille! Au bout d'un kilomètre environ, nous voilà prises dans un impressionnant moment de furie céleste: des trombes d'eau (en mer, on aurait dit des "paquets de mer"!), un ciel de plus en plus sombre (je crois qu'on peut dire presque noir!) et des bourrasques, mes amis, des bourrasques! Au loin, on entend le tonnerre qui gronde.. Imaginez notre vitesse de pédalage... Impossible de se parler... Elle (ma copine! oh! vous ne suivez pas!) qui se retourne de temps en temps pour être sûre qu'aucune bourrasque n'a mis ma frêle bicyclette au fossé (et moi avec...).
On ne rit pas, on pédale, on pédale car le pire est à venir. Pour l'aller, on a pu, youpi tralala, lâcher les mains du guidon dans la superbe descente aux peupliers (ne cherchez pas, ils ont coupé les peupliers depuis longtemps!)... Mais au retour, ça devient une méga longue côte à monter... Sous un soleil d'été, c'était long et assoiffant (surtout avec mon mini-vélo sans vitesses!) mais là, sous un tel orage, c'est long mais plus que désaltérant!...détrempé!... La pluie et le vent redoublent de force... Pas nous! Et les éclairs... et le tonnerre : de plus en plus fréquents, de plus en plus intenses! Pas nos coups de pédales!!!

A cette époque, pas de portable et nos superbes talkies-walkies rouges nous servaient juste pour papoter de la salle à manger aux cabinets extérieurs (oui, oui, j'ai connu!). Impossible donc de rassurer les grands-parents (sans voiture!) sur notre situation... C'était ce qui nous ennuyait le plus et ce qui nous engageait à pédaler plus vite.

A notre arrivée (pas mal de temps après notre départ!), notre état nous a valu les plus grandes attentions de notre entourage: chocolat chaud, friction vigoureuse, remerciements et récompenses du "responsable" de cette épopée.
Malgré cette aventure au cœur de l'orage, (et tant d'autres!), je prends toujours autant de plaisir à écouter et à regarder le tonnerre et les éclairs et depuis, j'avoue que j'emporte toujours un imperméable en balade!

Chasseur d'orages (Photo Fabrice Gillant)

vendredi 3 juillet 2009

& Loupiotes in the dark...


"Heureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière" (Michel Audiard)


Ce n'est pas parce que mon jardin est minuscule qu'il n'a pas le droit d'être illuminé, pas vrai? Alors, pour me faire plaisir et faciliter les déplacements des petites bêtes qui se promènent la nuit dans mon jardinet (hihihi!), j'ai placé des 'tites loupiotes par-ci, par là... et ça fait beau.

Lumière
!...
Quel mot magique! Quel mot empli d'humanité!

Depuis la lumière offerte par le rayonnement du soleil jusqu'au mouvement intellectuel des Lumières du XVIIIème siècle en passant par les frères Lumière et "ceux qui ne sont pas des lumières", on est bien éclairé, n'est-ce pas?

Mais moi je préfère évoquer avec bonheur toutes ces petites lumières qui accompagnent l'homme depuis la nuit des temps... depuis la maîtrise du feu.
J'aime toutes ces histoires d'antan ou d'aujourd'hui dans lesquelles on parle de chandelles qu'on allume, qu'on dispose, qu'on regarde, qu'on observe, qu'on admire ; j'aime ces chemineaux (-eaux pas -ots...) en quête de toutes ces minuscules lueurs qu'on espère, qu'on cherche, qu'on aperçoit; j'aime ces personnages courageux et les flambeaux qu'ils déplacent, qu'ils apportent, qu'ils accrochent, qu'ils tiennent, qu'ils passent; j'aime toutes ces flammes vacillantes qu'on protège, toutes ces bougies d'anniversaire qu'on éteint d'un souffle...

Je me souviens des pannes d'électricité (tiens, je réalise brusquement qu'il n'y en a plus guère de nos jours) durant mes vacances d'enfant.
La boîte à bougies blanches rapidement ouverte par ma grand-mère, le briquet aussi prestement sorti par mon grand-père... et voilà les petites flammes qui transforment l'immense cuisine en un espace mystérieux, étrange, inconnu ...
Quelques gouttes de cire liquide et collante déposées dans le fond d'un bol, d'une soucoupe et du couvercle d'une boîte en fer et hop, les chandeliers improvisés donnent à la table familiale un air de repas de fête.

Mettez un peu plus de petites lumières dans vos vies et dans vos yeux...ça rend heureux!
Lampes (photo Epamin' )


Spectacle sur la guerre 1914/1918 réalisé,
mis en scène et joué par des bénévoles
à Verdun.



Tableau final du spectacle
(photo
Spectacle des Flammes à la Lumière)


mercredi 1 juillet 2009

& J'aime mon hewhew...


Dis! C'est quoi un hewhew?


Grâce à l'intéressant article du sieur Arf (> merci à lui) (à voir dans la colonne à droite ou bien ici), j'ai appris hier des tas de choses intéressantes sur les individus 2.0....
Mais non! Il ne s'agit point là d'un remake de la série culte "le Prisonnier " avec Patrick Mc Goohan, mais de la désignation des internautes utilisant leur ordinateur autrement que pour rechercher des informations encyclopédiques, journalistiques, scientifiques, artistiques, gastronomiques ou touristiques (non, non, je n'ai pas le hoquet!).
Qu'est-ce à dire?
Eh bien, (et si j'ai bien tout compris!) à l'époque anténéandertalienne du web, on tapotait sur nos claviers pour connaître:
- la liste des ingrédients du Gloubi-boulga de Casimir, (que ceux qui ne connaissent pas Casimir sortent immédiatement de la salle!)
- les merveilleux exploits de Lady Pénélope dans "les Sentinelles de l'air "(même ordre que précédemment pour ceux qui ignorent qui est Lady Pénélope!)
- le score final de la rencontre entre le Basket-Ball Club de Tumulus-les-Kach'adoh (le BBCTK) et les Harlem Globetrotters...
- le prix atteint par le poil du nez de Ryga Ploumkouet (pas de lien et pour cause!!!!) lors de la vente aux enchères des effets personnels de la star décédée...
et tant d'autres choses si intéressantes...On apprenait beaucoup mais on ne causait pas!
A cette lointaine époque, nous étions des internautes de niveau 1 en quelque sorte et j'aimais déjà très fortement mon hewhew...
Aujourd'hui, vous et moi, passons beaucoup de temps (voire plus qu'avant) devant notre ordinateur mais on est moins curieux de culture, de connaissances, d'informations validées, de hauts faits humains et de hauts lieux à visiter...
De nos jours, nous utilisons de plus en plus nos gentils ordi pour laisser de multiples traces numériques de notre passage sur cette webterre, pour saupoudrer la planète informatique de nos marques d'ADN virtuel. Nous racontons nos vies fascinantes ou désastreuses, nous présentons nos passions ou nos phobies, nous commentons, papotons, blaguons, insultons, félicitons, presque à la chaîne... et la plupart de nos rencontres immatérielles nous enrichissent, nous grandissent, nous humanisent...(heureusement!)
Nous sommes donc devenus des individus de niveau 2 et j'aime encore plus mon hewhew...
Mon hewhew, quoi qu'est-ce: c'est juste mon ordi! Le premier matériel informatique qui entra à la maison portait la marque "Hioulette-Pacquard" et nous avions surnommé notre ordi "Hewhew" (ma voiture s'appelle bien Titine, d'abord!).
Dès notre premier regard (hihihi!) je sus que nous ferions ensemble de belles, de grandes et d'inoubliables choses...Et ce fut le cas: un enchantement quotidien face au potentiel de la "bête", un éblouissement véritable devant les productions réalisées, une satisfaction permanente quant à l'aide apportée par la technologie informatique. Bref, un grand bonheur sans cesse renouvelé (et très vivace en cet instant!).
Après de longues années de bons et loyaux services et un partenariat personnel et professionnel exemplaire, Hewhew 1er est mort. Son successeur (issu d'une autre dynastie!) est devenu inévitablement Hewhew 2.
Je suis peut-être devenue, comme vous, comme toi, un individu de type 2.0 mais qu'est-ce que ça rend heureux!
>>>Sujets de réflexion :
- quelle tête on aura quand on sera des 0.3?
- nos échanges virtuels constants et enrichissants ne nous éloignent-ils pas de notre voisin de palier qui ne sait pas lire le journal, qui peine pour attraper son paquet de nouilles sur sa petite étagère et qui va mourir tout seul?
- être addict à nos hewhews respectifs ne nous prive-t-il pas d'efforts de concentration divers, agréables et indispensables à la survie de notre cerveau et de notre espèce?
Je ramasse les copies à la fin de la sieste!
Livre enchaîné au Musée de Cluny-Paris ( Photo Epamin')
La famille Hewhew (Image Epamin')
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